Exposition // JC Leroux et Jean-Paul Delaitte

 

A L'OMBRE DE...

 

Du 31 juillet au 18 août 2019

Centre culturel de Conques

Tous les jours

de 10h00 à 13h00

et de 14h00 à 19h00

 

Vernissage le 31 juillet à 18h30

Recherche de l’aube du jour premier, premier jour du monde, fuite du crépuscule, premier jour au monde, fuite de la décrépitude du premier et dernier jour, première minute, dernière seconde, compte à rebours d’un inexorable déclin.

JC Leroux comme tout à chacun est dans l’incapacité de mesurer la distance entre cette espèce en voie de disparition qu’est le vieillard (le mot lui-même s’éteint), et cette espèce en voie de développement, qu’est le nouveau-né.

Distance entre la souffrance du cri natal et la souffrance de l’ultime râle.

À votre regard JC Leroux propose ce bref et ultime parcours. Parcours sur sur la mesure du temps entre ces deux étapes confondues en un unique visage.

Portrait du temps insidieux qui glisse, se dérobe, se faufile, s’égard, se perd. Temps que l’on veut gérer, régler, additionner, soustraire, arrêter, que l’on veut MAÎTRISER.

Espace que JC Leroux transforme en un instant pictural, jalonné de miroir farceur, où tout à chacun se reconnaîtra.

Un jour entre les deux !

JC Leroux

 

 

« Abris à Rêves »

Toute notre vie, les rêves nous accompagnent

Toute notre vie, en réalité, nous sommes compagnons des rêves

Grands ou petits, rêves secrets, rêves exaltés, rêves obscurs, rêves d’enfants, rêves lumineux, rêves mystérieux, rêves incertains, rêves fous, rêves inavouables, rêves modestes…

Mais aussi rêves fatigués, rêves blessés, rêves perdus, rêves déprimés, rêves abandonnés, rêves orphelins ...

 

Est-ce nous qui les choisissons ?

 Différents les uns des autres, à l’image de ceux qui les ont adoptés…

On oublie qu’ils possèdent leurs propres vies et, parfois (souvent?), il se peut que celles ci se heurtent à la notre…

 

Ainsi, certains rêves doutent de leur bien fondé. Et puis aussi de nous .

Et nous, d’eux.

Les pèlerins traversent cette cité, cheminant vers leur accomplissement.

Comme eux, certains rêves ont besoin de repos, de soins, de nourriture, de faire le point, de retrouver moral et vitalité et, pourquoi pas, de rêver.

( Car, on ne le sait pas assez : les rêves rêvent ! )

 

Voilà pourquoi, pauvre passeur aux sandales de poussières mêlées d’étoiles, aux poches emplies de rires d’enfants et de cerises sucrées, au chapeau magique mais bien cabossé, voilà pourquoi je leur construis des abris.

Fragiles et luxueux, masure et palais.

Tout à la fois.

 

Avec brindilles, feuilles et herbes folles ramassées le long des chemins, au creux des vallons ou sous les frondaisons

 

… Et puis aussi avec une petite pincée de poésie, juste pour faire joli et adoucir un peu la vie

 Ce n’est pas de cages dont il s’agit : vous le voyez, il n’y a pas de porte…

On y entre et on en sort comme le vent.

En toute liberté.

En toute fragilité.

Alors, avec douceur, si vous le voulez bien, prenez soin de vos rêves, traitez les en amitié…

 

Bonne route !

 

Jean Paul Delaitte Avril 2019